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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 16:14

Face à ta sépulture et son marbre abrasé

Par les heures, les journées, les années dévorantes,

Irrésolue, la main décharnée et tremblante

Tenant, une ultime fois, cette lettre froissée

Que l’espoir assassin refusa de t’offrir ;

Le mistral embrasant mon regard envahit

Par la mélancolie de nos printemps occis,

Ma voix, sans vie, se perd dans un ultime soupir.

 

La grisaille du ciel accompagne la mélopée

De mes regrets anciens inscrits sur cette page,

Eclairs striant le ciel par cette soirée d’orage.

Mes mots, triviaux, renaissent dans ton hypogée,

Embellissant le passé d’images incertaines,

De ces rêves maudits que tu croyais permis,

Des instants de tendresse, des baisers attendris,

Les regards enflammés luttant face à la haine.

 

Une lueur dans les cieux, un frisson sur ma chair ;

La main, qui t’a frôlée, offre aux souvenirs vengeurs

Les larmes énamourées que déverse mon cœur

Sur ce papier jauni qui s’envole dans les airs.

A la croisée des routes, mon âme n’a d’espérance

Qu’à serrer dans ses bras ta dépouille retrouvée

Et se perdre au creux de ton épaule, allongé ;

Amants fidèles, affranchis des brumes de souffrance.

 

                                                                         DKA

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