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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 20:42

Je n’étais qu’un enfant qui cherchait un visage,

Indécence d’une recherche que les vents ont portés ;

Au-delà des souvenirs d’une absence partagée,

Mon âme s’est envolé pour un trop long voyage.

 

Je n’attendais seulement qu’un petit signe de lui,

Au milieu d’un sursis que la vie m’imposait ;

Aspirant chaque matin mais le soir l’espoir fuit,

Dans ce manque inhumain que le diable fomentait.

 

L’attente s’en est allée et enfant j’ai grandi

Sur une voie isolée, le cœur cadenassé ;

J’abandonnais placide les rêves d’une autre vie

Et acceptais soumis un futur étranger.

 

                                                      DKA

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 19:41

Chaque jour, je porte un nom que la vie me dénie,

Abolissant chaque heure mes ultimes volontés,

Dans les ténèbres amères de lésions réprimées

Par une nature haineuse que l’existence occis.

 

Chaque jour, je porte un nom, par les autres, banni

Sur une terre hostile que les vents ont balayée

De reproches persistants à la genèse volée ;

Incessantes blessures que la morale proscrit.

 

Chaque jour, je porte le nom d’une destinée ternie

Par les violences d’un homme que la vie a châtié,

Retenant les larmes d’une enfance abandonnée

Dans les vapeurs grisâtres de ma mélancolie.

 

Chaque jour, je porte le nom d’un géniteur malsain,

Sous le crachin humide des cauchemars oubliés ;

Balayés par le vent des griefs exprimés

De souvenirs éternels qui annihilent mon destin.

 

                                                              DKA

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 01:22

Icône intemporelle du peuple de Palestine,

Elevé au Caire, tu naquis rue Toursina ;

De tes premières années entre Abdel et Zahoua,

L’existence t’apprit les valeurs les plus divines.

 

L’insurrection des tiens face au lion britannique,

D’une déchirure éternelle marqua ton destin ;

A 7 ans, Allah te guida sur le chemin

D’une lutte glorieuse qui te rendra magnifique.

 

Un exil pesant, trop loin de ta vraie patrie,

Les canons arrogants proches de la Mouqataa,

Ne purent amoindrir ta passion pour Ramallah,

Où par une triste journée, le prophète t’accueillit.

 

De l’oppression, précurseur, tu brisas les fers ;

Ton combat, dans notre cœur, restera, Yasser.

 

                                                          DKA

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 01:02

La plume, fidèle compagne de mes rêves agités

Lorsque l’orage, dans ma tête, conteste ma vie,

Accompagne les cauchemars de mes nuits d’insomnie

Et berce les illusions qu’un jour j’ai caressées.

 

Sur la blancheur d’une page, sa pointe glisse vers l’histoire

D’un enfant d’autre part, d’un adolescent mort-né.

Les gouttes de sang volé, par la plume, griffonnées

Sont autant de traces d’un éternel désespoir.

 

Alors la plume lentement vomit toutes ces douleurs,

Tous ces supplices secrets, cet îlot de blessures,

Et elle affirme vainement, sans aucune rature :

Cet homme, elle haïra jusqu’à sa dernière heure.

 

                                                                      DKA

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 00:43

Une toile d’araignée obstruait le passage

D’une porte noircie que le temps façonnait,

Et les vitres ternies que le soleil frappait,

Annihilaient la vision du plus beau paysage.

 

Les rues, devenues calmes, de ce village perdu,

Résonnent, à mes oreilles, de ces rires enjoués

Que nous poussions parfois au milieu de l’été ;

Insouciantes journées que nous ne retrouverons plus.

 

Une source est tarie au milieu de ce bourg,

Rendez-vous du passé ; des instants de passion

Qu’une époque trop amère fusilla sans raison,

Brisant à tout jamais les prémices de l’amour.

 

Arpentant lentement le chemin des cyprès,

Mon esprit est guidé vers la dernière demeure

De souvenirs d’avant-hier, les saisons du bonheur

Où enfants innocents, la vie nous a forgés.

 

Comme un oiseau, mon âme a survolé le mur ;

Au milieu de ce marbre et des croix trop usées,

Le gravier a réveillé les âmes oubliées

D’adolescents dont je percevais le murmure.

 

L’enfance s’en est allée depuis bien des années,

Engloutissant avec elle les souvenirs jaunis

D’un monde d’autrefois où nous étions unis,

Mains à mains, cœurs à cœurs, vers notre destinée.

 

                                                                    DKA

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 23:30

Mains unies pour la dernière fois,

Sentir, peu à peu, au fond de moi,

La chaleur déserter son corps.

 

Partager juste un instant,

Une seconde atemporel,

La lâcheté des au-revoir.

 

Ses mots dans un sanglot,

Mélopée de nos chimères,

Ultime don de sa vie.

 

Visage soudainement plus pâle,

La virginité du suaire,

L’expression déjà se fige.

 

Son regard qui se voile,

Ses doigts qui se crispent,

Mon âme qui se dévoile.

 

Une étoile s’est éteinte,

Dans le sang, dans les larmes

D’un homme et d’un innocent.

 

                                    KA'd

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 23:26

 

Je me souviens d’un matin où l’air était glacial,

Le froid couvrant les vignes d’un manteau hivernal.

Un bourdon, éloigné, éructait triomphal

La fin de nos plaisirs, des douceurs estivales.

 

Je me souviens d’un jour où le soleil brillait,

Par ses rayons, la vie d’un village renaissait ;

L’espoir de l’été proche, la tristesse, éteignait

Et les rires des enfants, dans les rues, résonnaient.

 

Je me souviens d’un soir où soufflait le mistral,

Balayant les nuages d’un geste magistral ;

Vivant leurs dernières heures par ce temps automnal,

Abritées sous les feuilles, s’étaient tues les cigales.

 

Je me souviens d’une nuit où ton corps me parlait,

Ravivant la vigueur d’une âme qui se mourrait

Et chaque secondes, les caresses que tu inventais,

Sublimaient l’amour que ta présence m’inspirait.

 

Je me souviens d’un monde où je vivais heureux,

Sur des chemins d’espoir mon cœur était en feu ;

Parcourant la campagne d’un pays merveilleux,

J’aspirais enfin… à la vie des amoureux.

 

                                                               KA'd

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 21:15

Petite fille de Mésopotamie,

Dans les ruines, perdue, tu scrutes l’horizon,

Ton regard enfantin est moribond

Depuis le jour où ta mère est partie.

 

Petite fille, princesse du désert,

Dans ta cité détruite par la folie,

Des hommes t’imposent une nouvelle vie,

Isolée de tes amis de naguère.

 

Petite fille, le cœur tourné vers moi,

Tu cherches dans mes yeux l’ultime compassion

D’un occident niant toutes vos passions.

Jamais la guerre ne détruira ta foi.

 

Petite fille, ne perds jamais espoir,

L’amour d’un cœur appartient à l’avenir

Et Bagdad, demain, te verra grandir.

Tes souffrances renforceront votre histoire.

 

Petite fille, un jour prochain viendra

Où l’irakien saisira l’étendard,

Se redressant face aux assauts barbares ;

Et ta mère, dans ton cœur, demeurera.

 

                                                    KA'd

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 18:33

Mélopée éthérée susurre à mon cœur,

Résonne mélodie enchanteresse

Aux creux de mes oreilles.

 

Peau à la tiédeur enivrante,

Brasier dévorant mes entrailles,

Indélébiles stigmates

De mon âme suppliciée.

 

Rêve ma main posée sur son visage,

Pudique effleurement de sa joue empourprée.

 

Tendresse dévoilée de mes lèvres sur sa peau,

Zéphyr langoureux qui épouse ses formes,

Frissons de désirs habillant ses instants.

 

Humidité d'un regard troublé,

Larmes salées aux saveurs les plus douces,

Perles d'amour, sur son corps, dérivant.

 

Désavouer, nos mains soudées, notre timidité,

Réapprendre, dans un souffle, la vie,

Union de l'abandon et de la passion.

 

Je l'aime !

 

                                                   KA'd

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 18:27

Une rosée bienfaisante,

Par un matin d’été,

Eveille de sa pureté

Des senteurs vivifiantes.

 

Le village provençal,

Par le soleil baigné,

Emerge de la nuitée

Dans un souffle de mistral.

 

Le bourdon centenaire

Du clocher dentelé

Résonne à la volée

Telle une ultime prière.

 

Un quidam s’est perdu

Dans les pensées flétries

D’événements maudits

D’une enfance disparue.

 

                         KA'd

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